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Poisson : nourriture en passe de disparaître de nos tables

Est-ce que nous en consommons beaucoup trop ou est-ce que nous en pêchons plus qu’il n’en faut ? Malgré l’illusion d’abondance des produits des mers et des poissons sur les étalages, force est de constater que ces eaux là se vident à un rythme fou de leurs populations. Les quantités de poisson, comestibles ou non diminuent inexorablement et dans un scénario plus qu’alarmant il est prévu que les filets ne remonteront plus de poissons du tout d’ici les 30 ans à venir. Qu’en est-il réellement de ce désastre en cours de réalisation ?

L’alerte est donnée depuis des années

Les organismes internationaux comme la FAO, le WWF n’ont de cesse de répéter les mêmes rengaines sur le fait que nous devons penser de plus en plus à la préservation de la biodiversité marine. La mise en garde concerne le monde entier et non seulement les pays les plus consommateurs de poissons et de produits halieutiques par habitant tels que la Corée, le Norvège, le Portugal ou encore le Japon et les États-Unis. Cependant, la Chine reste en première place avec pas moins de 65 millions de tonnes de poissons et de fruits de mer consommées par an. Tout cela pour dire que la disparition graduelle des poissons est une réalité à laquelle l’humanité devra faire face si aucun changement n’est mis en place.

Qu’est-ce qui cause ce tarissement ?

L’homme reste le principal consommateur de produits halieutiques. Manger du poisson est bon pour la santé dit-on. Par contre, il faut se rendre à l’évidence et être conscient du fait que nous demandons plus que les océans peuvent nous en fournir. Il est estimé que 93 % des stocks halieutiques de la Méditerranée est surexploité, sans parler de la pêche illégale. Il est bon de savoir, parce que le grand public serait dans l’ignorance de cet état de fait, que 82 millions de tonnes de poissons finissent sur les étalages et pas forcément sur nos plats ! Cela dit, à ce rythme, même si les poissons se reproduisaient comme des lapins, leur population ne se reconstituera pas correctement pour couvrir les besoins de toute la planète.

Le réchauffement climatique pour lequel, rappelons-le, les conséquences des activités humaines en sont la principale cause, joue aussi grandement dans la disparition des espèces animales marines. Étant un animal à sang froid, le poisson ne supportera pas davantage de hausses de température. Tentant tant bien que mal d’y échapper, les poissons chercheront donc à fuir plus en profondeur vers les fonds marins et océaniques ou encore migrer vers des zones qui restent, pour le moment, froides comme les zones polaires. Cela aura pour effet de déséquilibrer le monde sous-marin à tel point que cet écosystème risque de réellement se métamorphoser.

Les solutions imaginables et réalisables immédiatement

Selon la WWF, la première chose à changer est notre habitude de consommation. Il faudrait donc, selon encore cet organisme, réduire la consommation à 12 kg par an par  personne seulement. En parallèle, il serait aussi bénéfique pour tout le monde de privilégier la consommation de poissons dont la population peut se reconstituer relativement plus vite que d’autres. Il est aussi faisable de revoir les lois régissant la pêche industrielle pour une meilleure gestion des ressources. L’aquaculture est la solution idéale qui s’impose aussi de nos jours, seulement, il faudrait imaginer un cadre qui se rapproche encore plus de la gestion durable. À noter que pour nourrir des poissons il faut encore pêcher d’autres poissons comme les anchois.

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